La biodiversité des forêts

La biodiversité des forêts

Un programme d’action a été mis en œuvre pour garantir la biodiversité des forêts, basé sur la Convention générale de l’ONU relative à la biodiversité biologique. La biodiversité de la nature des forêts a été renforcée en augmentant le nombre des forêts protégées, en améliorant la qualité des forêts protégées par la régénération de l’environnement et en développant l’entretien naturel des forêts à usage commercial.

On a besoin de zones de protection de la nature pour préserver les environnements ou les espèces qui ne subsistent pas dans les forêts à exploitation commerciale. Les zones protégées réservées à cet effet et les zones de forêts à exploitation commerciale limitée recouvrent en Finlande une zone de 4,8 millions d’hectares, dont les forêts (terrains forestiers et forêts non exploitables) recouvrent 3,0 millions d’hectares c.a.d. 13 pour cent de toute la superficie forestière. Les forêts protégées à proprement parler englobent 2,2 millions d’hectares dont plus de 90 pour cent (2,0 millions d’ha) sont strictement protégées c.a.d. entièrement exclues des zones d’abattage.

Le réseau Natura 2000 vise à préserver la biodiversité de la nature dans la zone de l’Union européenne. Les zones protégées ont été sélectionnées pour les espèces naturelles de la faune et de la flore considérées comme importantes. La majeure partie des zones du réseau finlandais Natura (superficie 3,6 millions d’ha) faisait déjà auparavant partie d’un programme ou d’une liste de réserve en matière de protection de la nature.

La quantité de bois pourri est considérée comme l’un des meilleurs indicateurs de la biodiversité de la nature. Il est possible d’avoir un impact sur les conditions de vie des espèces forestières en voie de disparition ou exigeantes en augmentant la quantité de bois pourri, ce par un entretien naturel des forêts à exploitation économique. En Finlande, on estime à 4 000–5 000 espèces vivantes dépendant du bois pourri, ce qui représente un cinquième de la quantité totale des espèces forestières. De plus, certaines espèces sont provisoirement dépendantes des aliments et la protection offerte par le bois pourri, comme par exemple le pic à dos blanc et les autres oiseaux nicheurs.

Outre sa fonction révélatrice de la biodiversité, le bois pourri joue un rôle important comme réservoir de carbone de la forêt. Conformément aux recommandations en matière d’entretien forestier actuelles, on laisse pousser et pourrir sur les zones de renouvellement des arbres ou des groupes d’arbres marqués en réserve, en moyenne 5–10 troncs par hectare. Aussi, on essaye de préserver les arbres morts, les chicots, les souches pourries, les arbres arrachés par le vent, et les branches et broussailles lors des abattages forestiers.

Selon l’inventaire (VMI10) des forêts du territoire finlandais, la quantité de bois pourri (arbres morts et troncs/branches mortes) dans les forêts de Finlande du Sud a augmenté. Aussi, la quantité de troncs morts a augmenté en Finlande du Nord, mais on a trouvé davantage de troncs et branches mortes comparé à l’inventaire précédent.

L’objectif de la protection des espèces est de préserver les variétés d’espèces vivantes et établies ainsi que les aires de répartition naturelle. L’Union européenne dispose de règlementations en ce qui concerne la protection des espèces  c.a.d. la directive Oiseaux et la directive Habitats relative à la protection de la faune et la flore. Celles-ci requièrent que les espèces et leur environnement soient protégés, et la chasse et les autres formes d’exploitation qui les touchent soient régulées.

Dans les forêts à usage commercial, la biodiversité des espèces animales est préservée en  conservant les cadres de vie très importants dans leur état naturel conformément à la loi forestière, ainsi que les types naturels forestiers conformément à la loi sur la protection de la nature, ainsi que les autres sites naturels précieux. Plus de la moitié des espèces menacées en raison de l’exploitation forestière vivent principalement dans ces sites. De plus, dans le traitement forestier, on prend en compte la biodiversité en conservant le bois pourri, en laissant les bois vivants de réserve, en privilégiant les forêts mixtes d’arbres feuillus.