Une grande demande de bâtiments en bois sur le marché de l’aide humanitaire

Une grande demande de bâtiments en bois sur le marché de l’aide humanitaire

M. Pekka Haavisto, ministre finlandais de la Coopération au développement, encourage les entreprises du secteur des produits en bois à étendre leurs activités sur le marché international croissant de l’aide humanitaire fournie aux zones touchées par une catastrophe où il y a une demande pour des refuges d’urgence en bois.

 

M. Pekka Haavisto, ministre finlandais de la Coopération au développement, encourage les entreprises du secteur des produits en bois à étendre leurs activités sur le marché international croissant de l’aide humanitaire fournie aux zones touchées par une catastrophe où il y a une demande pour des refuges d’urgence en bois.

 - Il y a un besoin croissant de produits et d’innovations dans les domaines du bâtiment, de l’eau potable et des denrées alimentaires, dit M. Haavisto. Il faudrait pouvoir entrer dans les chaînes d’acquisition des grandes organisations humanitaires qui commandent les produits nécessaires dans les zones de crise. 

Plus de 15 milliards de dollars sont annuellement affectés à l’aide humanitaire internationale. L’achat local de matériels d’aide n’étant pas en général possible, ces matériels sont achetés sur le marché international. – Il y a, dans le monde, de plus en plus de crises humanitaires causées par des guerres et des catastrophes naturelles dans des lieux où le besoin d’aide est urgent, rappelle M. Pekka Haavisto, ministre finlandais de la Coopération au développement. Il s’agit d’un très grand marché en croissance, lorsque l’on tient compte également de la reconstruction.

M. Haavisto dit que divers produits auxiliaires relatifs entre autres à l’eau potable, aux denrées alimentaires et au logement dans les zones touchées par une crise sont proposés au ministère. – Les entreprises de construction en bois devraient être plus actives sur le marché international de l’aide humanitaire où se trouvent les grands acteurs du domaine. Il faut pouvoir entrer dans les chaînes d’acquisition des grandes organisations humanitaires qui commandent les produits nécessaires dans les zones de crise. 

Les bâtiments en bois conviennent bien à la reconstruction

Les bâtiments en bois conviennent bien, selon M. Haavisto, à la seconde phase d’aide et à la reconstruction après le logement sous des tentes rapidement accessible de la première phase. – Il faut également prendre en considération que les camps de réfugiés se transforment souvent en cités et que les bâtiments qui y sont construits ont tendance à devenir des logements permanents à long terme. Comme exemple, M. Haavisto cite son collègue, un ministre macédonien, qui habite dans une maison en bois Suomi transportée en Macédoine en tant qu’aide humanitaire après le tremblement de terre de Skopje.

Les fabricants des refuges d’urgence en bois ont pour objet de fournir des locaux de logement, de toilettes et auxiliaires écologiques et plus durables que les tentes pour les besoins de la reconstruction. Dans les zones touchées par une catastrophe, la légèreté et la facilité de transport et d’érection sont exigées pour les bâtiments. Il faut aussi pouvoir, en  cas de besoin, les agrandir, démonter et recycler. Le prix du transport des éléments des bâtiments dans des magasins intermédiaires et dans les zones de catastrophe doit être compétitif.

M. Haavisto incite les entreprises du secteur des produits en bois à mettre à profit leurs contacts avec des organisations humanitaires et non gouvernementales internationales qui disposent des ressources et du savoir-faire nécessaires pour les acquisitions.  – Ces entreprises doivent se renseigner sur les principes des règles de mise en concurrence des grandes organisations humanitaires et participer à des appels d’offres, dit M. Haavisto. Les entreprises du secteur des produits en bois devraient se lancer dans la promotion des exportations en coopération avec le cluster humanitaire international.

- Le bois étant un matériau renouvelable et réutilisable, la construction en bois est bien justifiée dans les zones touchées par une crise, dit M. Haavisto. Il faudra tenir compte, dans les solutions adoptées, non seulement de la culture locale, mais également des conditions locales météorologiques et relatives à la faune, telles que la protection contre les tempêtes, l’humidité et les termites. La connaissance de la culture et des conditions locales ainsi que la promotion de l’emploi des matériaux et de la main-d’œuvre locaux sont donc primordiales.

M. Haavisto encourage les entreprises du secteur du bois à rechercher sur le marché international des partenaires pour mettre à profit leur savoir-faire technologique, car cela permet à de petites entreprises de participer à des consortiums d’entreprises afin de mettre au point et de proposer leurs produits.

- Il est important de tester les produits et de mener des projets pilotes dans des conditions similaires à celles pour lesquelles les produits ont été développés avant de les commercialiser auprès des organisations humanitaires qui travaillent dans les zones de crise. Le marché relatif aux catastrophes est difficile et exposé à des risques, car les catastrophes ont le plus souvent lieu dans des pays en voie de développement où les conditions sont instables et périlleuses, explique M.  Haavisto.

Artikkelipalvelu Markku Laukkanen